Une étape melunaise pour la Caravane populaire contre l’inflation !

La Caravane populaire de La France Insoumise a marqué une étape à Melun le 30 octobre. L’objectif, dans notre ville et cinq autres de l’Île-de-France choisies pour cette campagne, était d’échanger et de mobiliser contre le fléau de l’inflation. Une vingtaine de militant·es, dont la conseillière régionale Julie Garnier, se sont ainsi retrouvé·es dans le quartier de l’Almont. Nous nous sommes partagé·es entre la tenue d’un stand convivial et l’organisation d’un porte-à-porte dans les immeubles à l’entour.

Pas de surprise : de trop nombreuses personnes rencontrées sont toutes à différents degrés confrontées à des difficultés financières et matérielles, et toujours plus à cause de l’inflation. Le taux de pauvreté est très élevé (32,9 % des habitant·es de ce quartier très jeune vivent en dessous du seuil de pauvreté selon les derniers chiffres de 2018). Les situations personnelles sont parfois critiques, l’argent manque pour les besoins les plus élémentaires, les associations solidaires ne parviennent pas à répondre à toutes les demandes… Cela se conjugue à un sentiment d’abandon et de mépris de « ceux d’en haut » qui nous gouvernent en dépit du bon sens, et disons même contre le peuple. En attendant, les entreprises, notamment celles de l’agroalimentaire ou de la grande distribution, continuent de profiter de la crise en augmentant leurs marges de façon indécente. 50 % de la hausse des prix est due à l’augmentation de leurs profits, comme l’a établi cette note de l’Institut La Boétie.

À l’occasion de ces conversations, nous avons rappelé nos propositions :

·  Augmenter le SMIC et les minimas sociaux

·  Bloquer les prix à la baisse sur les produits alimentaires, l’énergie et le carburant 

·  Indexer les salaires sur la hausse des prix 

·  Geler les loyers

Ces mesures d’urgence seraient à déployer ici et maintenant, pour endiguer l’appauvrissement en cours des classes populaires. Hélas, malgré les propositions faites à l’Assemblée nationale par notre groupe parlementaire, le gouvernement est borné et continue d’appliquer la philosophie « Bruno demande » (vous savez, le ministre de Bercy qui aime à dilater l’économie), c’est-à-dire demande des « efforts » aux mêmes qui se gavent depuis des mois, sans contraintes ni sanctions. Autant dire qu’ils font semblant de gouverner et mettent en péril des existences rendues vulnérables par la crise et l’insécurité sociale.

C’est bien le problème numéro 1, n’en déplaise aux vautours des chaînes d’info en continu qui, comme CNEWS, par le micro tendu d’un « journaliste » pédocriminel, est venue faire son cirque en septembre dernier dans le même quartier, en agitant toutes les peurs, les angoisses, pour faire de l’audimat et du clic. Le problème numéro 1, ici et dans trop de quartiers populaires, c’est la crise sociale et économique. Et, nous y reviendrons dans un prochain billet à paraître sur ce blog, c’est ce qui explique les révoltes qui ont eu lieu en début d’été dernier.

Il y a heureusement des raisons d’espérer : ce que nous avons observé, c’est que les solidarités actives continuent d’organiser la vie du quartier et l’entraide permet à beaucoup d’habitant·es de maintenir la tête hors de l’eau financièrement. On notera également que, dans l’ambiance poisseuse que nous subissons ces dernières semaines, qui voit l’approfondissement de la diabolisation de notre mouvement dans les arènes médiatiques et politiques, au seul bénéfice de l’extrême droite, les gens dans leur très grande majorité ne se laissent pas berner. Cela donne des forces de constater cette insoumission populaire aux propagandes anti-LFI qui viennent de partout. Nous sommes les porte-voix des classes populaires !

Arnaud Saint-Martin

Laisser un commentaire