Rémy Béhagle, candidat pour l’Union Populaire
Résidant à Melun depuis 2017, j’y ai fondé ma famille et j’enseigne les sciences économiques et sociales depuis plus de 10 ans. Depuis le début de mes études supérieures, mon objectif a toujours été de mieux comprendre notre société afin de contribuer à la changer ; telle est ma définition de l’engagement politique au sens large. C’est pourquoi mon premier défi fut de lutter sans relâche contre l’échec scolaire tant par la pédagogie que par l’élaboration et la mise en œuvre de projets au sein de mon établissement.
Si je me suis engagé au sein de la France Insoumise et que je me présente à vous pour devenir votre maire, c’est d’abord parce que je n’accepte pas que demain soit pire qu’aujourd’hui. En tant que père, je sais combien le sort de nos enfants dépend des choix que nous ferons. Pour leur offrir un avenir meilleur, nous devons rompre avec les mauvaises habitudes : un entre-soi politique qui nous cantonne au rôle de spectateur·ice indigné·e ou indifférent·e ; une conception de l’économie qui ne permet pas d’affronter le problème du chômage ou de doter suffisamment nos services publics ; l’absence d’anticipation du changement climatique.
Voilà autant de défis que l’équipe que j’ai l’honneur de représenter relèvera en faisant de la politique ce qu’elle aurait toujours dû être : une activité désintéressée, libérée des égos et des égoïsmes où les décisions majeures sont prises ensemble.
Un renouveau nécessaire qui permet aux citoyen·nes exigeant·es et informé·es d’aujourd’hui de devenir les élu·es de demain.
Notre vision pour Melun
Depuis des décennies la ville est confisquée par une minorité de notables, au prix d’une démocratie abîmée, de services publics fragilisés et d’un modèle économique inéquitable, qui abandonne les personnes les plus précaires.
Nous voyons une solution radicale à cette situation : la révolution citoyenne. Afin de rendre concrètement le pouvoir aux habitant·es, nous organiserons des référendums locaux et un droit de pétition. Nous souhaitons que la démocratie vive dans des comités de quartiers où vous pourrez participer à la création des politiques à mener, et surveiller le bon usage des budgets participatifs que nous voulons instaurer. Pour en finir avec des privilèges qui empêchent la commune d’être entièrement au service de l’intérêt général, cette transparence doit s’étendre aux élu·es, qui feront l’objet d’un contrôle assidu.
Cette reprise en main s’accompagne d’un choix clair : les services vitaux doivent échapper au contrôle privé. Dans ce but, l’eau, l’énergie, les déchets, la restauration collective, la petite enfance, la santé, le logement, le stationnement et tous les communs doivent être défendus des logiques de marché, au profit de la gestion publique. En assumant une planification écologique ambitieuse et populaire, nous voulons faire de Melun une ville qui protège des inégalités, de la précarité et des effets du changement climatique.
Ce programme est une invitation à reprendre ensemble la main sur notre ville, nos vies quotidiennes et notre avenir commun. Aux Melunaises et aux Melunais qui refusent la résignation, nous proposons de faire de Melun une ville pleinement démocratique, solidaire et écologique.
Avec Rémy Béhagle, changeons la ville.
I) Mener la révolution citoyenne
La démocratie est en berne à Melun. Toutes et tous ont pu faire l’expérience de décisions prises sans la moindre concertation avec les personnes concernées par ces projets. Mener la révolution citoyenne consiste alors à rééquilibrer le pouvoir à tous les niveaux : les habitant·es sont au cœur de la démocratie locale et ne se réduisent pas à l’élection du maire, mais sont en capacité d’impulser des politiques suivant leurs besoins.
Le maire, en tant que garant de la démocratie municipale, doit rendre des comptes à celles et ceux qu’il représente, et peut être révoqué si la nécessité se manifeste. Pour que la représentation soit la plus équitable possible, la majorité doit elle-même prendre en compte l’opposition au sein du conseil municipal, en renforçant sa marge de manœuvre. La responsabilisation des élu·es et des habitant·es régénère la démocratie parce qu’elle permet à chacun·e et chacune de s’impliquer dans l’avenir et de contribuer à une ville meilleure.
1. Mettre en place et faire vivre le communalisme
Le communalisme que nous mettrons en place, c’est une ville qui se gouverne depuis ses quartiers, par la base : des habitant·es formé·es à devenir actrices et acteurs des décisions, des lieux vivants où se construit l’intérêt général et où chaque voix compte pour façonner notre avenir commun. En élargissant la participation, en créant des espaces de décision partagée et en impliquant les jeunes générations, nous renforcerons le lien social et le façonnement de notre ville.
Notre programme est radical en ce qu’il vise à inverser la logique du pouvoir municipal : en le distribuant entre élu·es et habitant·es, pour que Melun devienne enfin une ville au service de l’intérêt général, sous contrôle direct de ses administré·es, et non plus au profit d’une minorité aux affaires, jalouse de son entre-soi et de ses privilèges, confisquant le pouvoir dans un simulacre de démocratie représentative (par ailleurs largement affaiblie par la piètre participation aux élections, qui arrange bien les notables en place). C’est en ce sens que le communalisme est une stratégie de rupture, dont le maître mot est la reprise en main de nos institutions politiques locales.
A. Donner les moyens d’agir aux habitant·e·s
- Organiser des ateliers autour de la démocratie pour le développement d’une culture participative (référendum communal, pétitions, temps de questions en conseil municipal, votations citoyennes…).
- Développer la formation et la vidéo-formation aux compétences municipales (budgets, urbanisme, transition écologique, éducation…) pour permettre aux habitant·es de mieux appréhender les enjeux des conseils municipaux et développer leur expertise / esprit critique.
- Ouvrir les comités de quartiers au plus grand nombre d’habitant·es, et leur proposer une formation aux compétences municipales.
- Doubler le budget participatif afin d’atteindre 300 000 euros/an afin de renforcer la souveraineté populaire sur des investissements répondant aux besoins quotidiens des habitant·es.
- Installer des panneaux d’affichage d’expression libre dans les principaux lieux de passage et de vie de la ville.
B. Pour un conseil municipal accessible et démocratique
- Préparer et diffuser un ordre du jour clair et intelligible pour l’ensemble des habitant·es, en amont des conseils municipaux, afin d’améliorer l’accessibilité des décisions pour les habitant·es.
- Déplacer le conseil municipal dans les différents quartiers de la ville et en adapter les horaires au moins 4 fois par an, afin de faciliter la venue des habitant·es au sein de leur instance délibérative.
- Dédier avant chaque conseil, un temps aux doléances et interpellations des habitant·es.
- Garantir une niche municipale pour les élu·es de l’opposition, dans le but de rééquilibrer les temps de paroles en conseil municipal.
- Déployer des permanences des élu·es au sein des différents quartiers pour échanger régulièrement avec les habitant·es et recueillir leurs doléances, afin de co-construire les projets locaux.
- Garantir le mandat révocatoire des élu·es : si 10% de l’électorat signent une pétition afin d’obtenir le départ d’un·e élu·e, celle-ci entraîne une votation portant sur la révocation de l’élu·e avec quorum.
- Relocalisation des panneaux d’affichage officiels afin qu’ils soient enfin visibles.
C. Partager le pouvoir avec les habitant·es
- Organiser des référendums locaux sur les grands sujets communaux (projet d’aménagement, organisation du temps périscolaire).
- Développer un droit de pétition local contraignant le conseil municipal à s’emparer d’un sujet si 5% des habitant·es âgés d’au moins 16 ans, sans condition de nationalité, la signent.
- Mettre en œuvre un référendum d’initiative citoyenne lorsque 20% des habitant·es d’au moins 16 ans, sans conditions de nationalité, se mobilisent sur un sujet via le droit de pétition. Les élu·es s’engagent à en respecter le résultat.
- Promouvoir des comités de quartiers ouverts avec des habitant·es formé·es aux compétences municipales. Il s’agit d’en faire une instance de concertations et de propositions pour leurs quartiers et la ville.
- Renforcer le rôle des comités de quartiers pour favoriser l’intervention populaire, notamment au travers du budget participatif pour la réalisation de leurs idées.
- Réformer le conseil consultatif des jeunes en formant aux compétences municipales en l’ouvrant aux jeunes déscolarisés et soutenant les projets qui y émergent.
- Développer un conseil municipal des enfants à destination des élèves d’écoles primaires, pour renforcer l’apprentissage du “faire société” à l’école, avec un budget dédié à la mise en œuvre de projets d’intérêt général (22 000 euros).
2. Lutter contre la corruption et garantir l’exemplarité des élu·es
L’argent public ne devrait jamais être détourné de sa finalité : servir le peuple. Cela nécessite de garantir l’indépendance des élu·es vis-à-vis des intérêts du secteur privé et de sanctionner sans ménagement celles et ceux qui ne respectent pas leurs devoirs. Parallèlement, il s’agit aussi de donner les moyens à l’ensemble des élu·es de siéger aux différentes instances en dépit de leurs contraintes familiales et professionnelles.
- Obliger l’ensemble des élu·es à signer la charte Anticor et publier chaque année un rapport d’engagement et des sanctions pour non-respect pouvant entraîner la révocation du mandat.
- Instaurer un parc automobile commun
- Limiter les frais de réception aux événements publics ou pléniers incluant l’ensemble des élu·es.
- Rendre publique la déclaration de patrimoine du maire.
- Élargir le financement de la garde d’enfants à l’ensemble des élu·es et personnels qui participent aux différents conseils locaux, dans le but de favoriser leur participation.
- Exiger des élu·es qu’ils publient tous leurs rendez-vous avec les représentant·es d’intérêts privés ; refuser cadeaux, gratifications, avantages en nature de toute sorte venant d’entreprises
3. Pour une gestion des finances publiques transparente et responsable
Une gestion saine des finances publiques ne rime ni avec dépenses excessives ni avec austérité. L’enjeu est d’utiliser intelligemment l’argent public afin de répondre aux besoins de la population tout en respectant ceux des agent·es. Après tant d’années de gestion par la macronie, il est urgent de réaliser un bilan administratif et financier afin d’éviter le gaspillage et de doter correctement nos services publics. Nous voulons une ville qui retrouve le contrôle de ses services vitaux et de ses outils numériques pour réduire sa dépendance aux entreprises privées. L’ensemble des mesures vise ainsi à ce que la ville retrouve une autonomie décisionnelle pour la mettre au service de l’intérêt général.
- Réaliser un audit financier et administratif des activités de la mairie en recourant à un cabinet indépendant, avec rapport public diffusé en ligne.
- Dénoncer les contrats déraisonnables signés par les majorités précédentes pour les finances publiques municipales, souvent au profit d’entreprises privées.
- Faire un bilan de l’ensemble des délégations de service public et des partenariats public-privés pour organiser le retour en régie publique en priorité pour l’eau, l’assainissement et la restauration collective.
- Augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires afin d’affecter ces recettes supplémentaires à la lutte contre le mal-logement : construction de logements sociaux, rénovation thermique et meilleur contrôle des permis de louer.
- Réaliser un audit des licences informatiques et migration progressive vers des alternatives libres de droits, dans l’optique de réduire la dépendance aux GAFAM. Former les agent·es à leur utilisation.
- Travailler avec des banques coopératives pour s’affranchir de la mainmise des institutions financières.
4. Offrir des services publics de qualité aux usager·ères.
Les agent·es publics sont au cœur du bien commun que sont les services municipaux. Nous favoriserons des contrats stables, l’égalité salariale et des conditions de travail dignes, renforçant ainsi la qualité des services offerts à chaque habitant·e.
- S’engager dans un plan de titularisation des contractuel·les pour lutter contre les temps partiels subis et les emplois précaires, en concertation avec les syndicats.
- Mettre en place un plan de rattrapage pour garantir l’égalité salariale femmes/hommes.
- Organiser une concertation avec les différents services, regroupant agent·es, élu·es et usager·ères des services, pour co-construire les solutions qui amélioreront les conditions de travail et la qualité du service.
- Associer les organisations syndicales à la vie communale.
- Encourager la formation des agent·es et la financer, pour accompagner l’évolution des services.
- Créer un nouveau centre social pour le sud et le centre.
- Offrir un accompagnement aux démarches administratives, via des permanences volantes dans les centres sociaux.
5. Garantir l’accès aux droits
Les droits de chacun·es existent sur le papier mais ne sont pas toujours appliqués dans la réalité en raison d’une méconnaissance, d’un manque d’accès ou de discriminations. Or, « l’égalité » inscrite dans notre devise républicaine exige que nous nous donnions les moyens d’en faire une réalité pour toutes et tous et que les discriminations soient systématiquement combattues.
A. Combattre les discriminations
Melun doit être une ville dans laquelle personne n’est exclu en raison de son origine, de sa religion, de son genre, de ses capacités, de son orientation sexuelle, de son âge. Nous construirons une municipalité engagée contre toutes les discriminations.
- Créer un observatoire communal des discriminations, co-présidé par les associations et habitant·es, afin de lutter contre toutes les formes de discriminations.
- Lancer un programme annuel d’information, de sensibilisation et de formation du personnel municipal sur les discriminations, en partenariat avec les associations locales.
- Mettre en place un testing systématique dans tous les services en lien avec le public (notamment logement, emploi, centre communal d’action sociale, maison médicale municipale), pour s’assurer de l’absence de discrimination.
- Déployer un programme annuel de prévention des discriminations (sexisme, racisme, validisme, lgbtphobies…) dans l’ensemble des écoles élémentaires, notamment en recourant à des intervenant·es.
- Mettre en place une charte d’engagement et d’actions contre les violences sexistes et sexuelles dans le cadre de l’exercice des fonctions politiques des élu·es
- Renforcer le « relais d’accès au droit – Mairie+ », en lien avec les associations, pour accompagner les victimes de discriminations dans leurs démarches juridiques.
- Commémorer l’abolition de la traite et de l’esclavage ainsi que la fin de de la colonisation le 4 février
B. S’engager pour l’inclusion numérique
La transition numérique s’accélère mais exclut énormément de monde. Seniors, personnes en situation précaire ou étrangers, tous·tes méritent d’accéder aux services publics de la même manière. Notre approche place l’Humain au cœur du numérique en proposant des formations adaptées et une aide accessible, tout en continuant à proposer des démarches sous format papier pour les personnes qui le souhaitent.
- Identifier les besoins de formation au numérique par quartier afin de renforcer les actions menées par les associations, la Maison intercommunale de l’insertion et de l’emploi, les centres sociaux, les bibliothèques et France Services.
- Favoriser l’autonomie numérique des séniors, des personnes en situation de précarité et des étranger·ères avec un parcours de formation gratuite.
- Développer l’assistance numérique à domicile pour les personnes âgées et/ou en situation de handicap.
C. Garantir le droit au logement
Le logement est un droit fondamental et non une marchandise. Notre vision vise à protéger activement les locataires les plus vulnérables : aucune expulsion sans solution pérenne, réhabilitation des logements sociaux, et éradication des pratiques clientélistes dans leur attribution.
- Privilégier la réhabilitation, en concertation avec les locataires et n’envisager la démolition des logements sociaux qu’en dernier recours.
- Maintenir un parc de logements sociaux à loyers très modérés (PLAI/PLUS), avec relogement prioritaire et sécurisé pour tout ménage qui en perdrait l’usage.
- Développer une “équipe municipale de salubrité” visant à recueillir les plaintes, effectuer des visites préventives, et à recueillir les dossiers des locataires vivant dans des logements indignes, avec transmission systématique à la préfecture.
- Ouverture d’une permanence d’information et d’accompagnement des locataires concernés par l’encadrement des loyers en partenariat avec les associations de défense des locataires.
- Renforcer le lien avec les associations luttant contre l’insalubrité et le manque d’hygiène dans les logements et les locaux collectifs, afin de contraindre les bailleurs à agir.
- Mettre en place une commission de prévention des impayés locatifs (avec bailleurs, CCAS et juristes).
- Mobiliser les pouvoirs de police du maire pour ordonner des mises en demeure, afin d’exiger des bailleurs les travaux qui rendront l’habitat digne.
- Prendre des arrêtés anti-expulsion locative pour viser un objectif zéro expulsion sans solution pérenne de relogement.
- Émettre des arrêtés de réquisition des bâtiments vides liés à des conventions d’occupation transitoire ou intercalaires.
- En matière d’attribution des logements sociaux, transformer le quota du maire en un quota du conseil municipal soumis à discussion, après élaboration d’une grille de critères anonymisés (revenus, durée d’attente, situation familiale, handicap, enfants…), afin d’éradiquer le clientélisme.
II) Des services publics de qualité
Dans un contexte de coupes budgétaires et de désertification de certains services de l’État, la ville a le devoir de se poser en rempart contre l’austérité. Il s’agit pour Melun d’assurer des services publics locaux renforcés, et accessibles, qui répondent concrètement aux besoins des habitant·es en leur garantissant la sécurité du quotidien, l’éducation, la santé, la garde d’enfants, ou encore l’accès à la culture.
Plutôt qu’une fuite en avant menant au tout répressif, notre projet vise à renforcer partout la prévention, la proximité, la participation des habitant·es, et la création d’emplois publics locaux utiles.
1. Garantir la tranquillité publique
Le besoin de sécurité, la lutte contre le trafic de drogue ainsi que la défiance qui existe entre la police et la population sont des enjeux majeurs et nécessitent une réponse globale. Nous constatons cependant que l’État se désengage et ne fournit pas les moyens suffisants à la police nationale. En conséquence, les maires successifs ont entrepris de transformer notre police municipale en une sous-police nationale, tout en déployant massivement une vidéo-surveillance dont le coût et l’efficacité font débat. C’est pourquoi nous proposons de nous battre politiquement pour accroître la présence de la police nationale.
Dans un même temps, nous ferons de la police municipale ce qu’elle aurait toujours dû être : une police de proximité, afin de revivifier la prévention, la médiation, et l’accompagnement. Cette refonte exige une vraie collaboration : police, éducateur·ices, associations, contribueront à construire le lien social menant à la tranquillité publique.
- Faire évoluer la police municipale vers une police de proximité, axée sur la prévention et la médiation, avec une sectorisation par quartier.
- Faire de la lutte contre les violences intrafamiliales un engagement municipal clair.
- Structurer le travail de la police municipale avec celui des éducateur·ices et des associations de médiation.
- Évaluer annuellement le service de la police municipale : bilan qualitatif des interventions et actions de prévention, présenté publiquement en conseil municipal.
- Réaliser un audit des coûts et de l’efficacité de la vidéo-surveillance, avec restitution publique et moratoire sur la mise hors-service des caméras inutiles, afin de prioriser l’action humaine.
- Interpellation publique de l’État et organisation d’une campagne citoyenne pour exiger que l’État renforce son pouvoir régalien avec des forces de police nationale.
- Refuser le recours à la lecture automatique des plaques d’immatriculation (système LAPI) pour la verbalisation du stationnement,
- Refuser la surenchère sécuritaire et les atteintes aux libertés individuelles causées par l’extension des outils de surveillance et de contrôle, notamment l’utilisation des drones par la police municipale.
- Renforcer les brigades de nuit pour la médiation et l’accompagnement des victimes.
- Lancer un plan municipal de prévention des addictions, associant écoles, structures jeunesses, centres de santé, associations et habitant·es.
- Numéro municipal d’écoute et d’orientation pour les usager·ères, familles et petites mains du trafic.
- Parcours individualisés pour accompagner la sortie : bilan social, formation, emploi, logement
- Actions de réduction des risques et d’accès aux traitements de substitution, en lien avec le centre de santé municipal.
- Campagnes de communication, notamment sur le protoxyde d’azote
2. Offrir un accompagnement scolaire et périscolaire de qualité à nos enfants.
L’école publique a de nombreuses missions : former à la citoyenneté, développer les compétences, lutter contre les inégalités, et surtout permettre l’épanouissement de chaque enfant. Si l’enseignement est une compétence de l’Etat, nous devons tout faire pour aider nos enfants à grandir, s’épanouir et réussir dans la vie. Cela nécessite de leur offrir un environnement d’étude à la hauteur des enjeux que porte l’école publique et un accompagnement périscolaire qui les ouvre au sport et à la culture.
A. Scolaire
- Planifier les travaux d’isolation thermique, de mise en accessibilité et de rénovation des écoles, avec un comité de suivi incluant parents et équipes pédagogiques.
- Installer des panneaux photovoltaïques sur les toitures des écoles et bâtiments périscolaires.
- Débétonner et végétaliser les cours d’école pour les transformer en « cours oasis ».
- Réaliser un diagnostic complet de l’amiante et des autres polluants dans les écoles, crèches et bâtiments périscolaires, et publier un calendrier de travaux prioritaires.
- Construire une cuisine municipale en régie, en réseau avec les agriculteur·ices locaux pour offrir des repas de qualité et bio à tarification identique.
- Faciliter le recrutement d’ATSEM par la mise en place d’un parcours municipal Atsem, comprenant : une campagne active de recrutement, une prise en charge partielle des frais de formation et concours, contrats d’engagements réciproques et une proposition d’emploi à temps plein ou annualisé limitant la multi-affectation.
- Revoir le marché passé avec les sociétés d’entretien des écoles pour privilégier l’utilisation de nettoyeurs vapeur avec produits d’entretien éco-labellisés et sans perturbateurs endocriniens.
- Limiter le financement de l’école privée sous contrat au strict minimum légal et refuser tout financement d’investissement, pour donner priorité à l’école publique.
- Encourager les écoles à utiliser le réseau de médiathèques en y embauchant davantage de personnel.
- Financer l’achat de matériel adapté dans les écoles (mobilier, outils pédagogiques, matériel numérique, équipements sensoriels) pour accueillir les enfants en situation de handicap dans les meilleures conditions.
B. Périscolaire
- Création de conseils de vie périscolaire (regroupant parents, enseignant·es, élu·es, animateur·ices, enfants) afin d’améliorer en continu l’accueil et les activités périscolaires
- Rendre la tarification des études dirigées et surveillées alignée sur celle de la cantine, avec gratuité pour les familles les plus modestes.
- Proposer aux personnels de la petite enfance et du périscolaire une formation de prévention des violences éducatives et de repérage des maltraitances.
- Lancer une campagne de recrutement en valorisant les métiers de l’animation et de l’encadrement.
- Professionnaliser les animateurs·ices, par la formation continue et des passerelles de carrière.
- Améliorer la formation des agent·es en charge de la surveillance et de l’animation des temps périscolaires (accueil du matin, cantine, étude).
- Étendre progressivement les horaires du périscolaire jusqu’à 19h pour aider les familles qui travaillent tard ou loin.
- Aménager une partie du site de l’ancien centre culturel, d’une part en lieu de restauration collective à destination de l’école Pasteur, et d’autre part en crèche.
- Renforcer la collaboration avec les clubs sportifs et les associations pour initier les enfants à des activités culturelles et sportives (échecs, badminton, dessin, théâtre….).
3. Construire une ville où chaque enfant a sa place
Dans une ville où l’offre de garde est insuffisante, nous ouvrirons de nouvelles places de crèches publiques pour renforcer d’une centaine de places les 400 existantes, et rendrons financièrement accessibles les modes de garde existant (assistant·es maternel·les, Maisons d’assistant·es maternel·les).
- Créer une crèche supplémentaire en régie municipale
- Mettre en place des aides en nature ou sur les loyers à destination des assistant·es maternel·les qui acceptent de pratiquer des tarifs plafonnés et d’accueillir les enfants des familles modestes, via une convention avec la ville.
- Aménager des aires de jeux inventives, naturelles, intergénérationnelles, inclusives et respectueuses de l’environnement dans les différents quartiers.
- Rendre transparents les critères d’attribution des places en crèche.
- Aménager une partie de l’ancien centre culturel un lieu couvert d’accueil pour les enfants, les parents et les assistant·es maternel·les, avec salle de motricité et espaces de jeux, dans l’esprit d’un relais petite enfance. Ce lieu pourrait aussi proposer des permanences de pédopsychiatrie pour les familles qui le souhaitent, en lien avec les dispositifs de soutien à la parentalité.
- Créer une crèche novatrice avec une capacité de multi-accueil où les assistant·es maternel·les pourront échanger, être conseillées et aider à la mise en place des activités pour celles qui accueillent des enfants à besoin spécifiques.
4. L’action sociale : solidarité et dignité pour tous·tes
Nous voulons une ville de laquelle personne n’est exclue. Nous créerons les conditions pour faire reculer la pauvreté, mettre fin au sans-abrisme, et garantir l’accès aux droits, à l’énergie, à une alimentation, et à un logement digne. Nous agirons pour sortir le logement des enjeux spéculatifs et en faire un droit social.
A. Lutter contre la précarité
- Doublement du budget du Centre Communal d’Action Social (CCAS) pour dépasser les 800 000 euros
- Promouvoir la création d’une antenne d’épicerie sociale et solidaire supplémentaire dans l’est de la ville.
- Adopter un arrêté interdisant les coupures d’eau et d’énergie en cas de non-paiement des factures sur le territoire communal.
- Former les agent·es municipaux au repérage des signaux de précarité et de fragilité (isolement, retards de paiement, décrochage administratif) et mettre en œuvre un circuit d’alerte simple vers le CCAS.
- Développer des actions de prévention et d’entraide locales (ateliers budget, accompagnement au logement, prévention santé mentale, parentalité, accès au numérique) dans les quartiers, en lien avec les associations.
- Créer une instance participative au sein du CCAS, ouverte aux associations et aux habitant·es pour concevoir des dispositifs visant à lever les freins au non-recours aux droits et à simplifier les démarches administratives.
B. Réinsérer les sans-abri :
- Adopter une démarche “logement d’abord”, en créant un centre d’accueil et d’accompagnement vers le logement, avec accueil de jour, hébergement temporaire et sortie rapide vers le logement.
- Abroger l’arrêté municipal anti‑mendicité qui stigmatise et empêche de bénéficier de la solidarité des habitant·es.
- Mettre en réseau la ville, le SIAO77 et le CHRS pour créer un véritable réseau d’aide à la réinsertion : accompagnement individualisé, ouverture de droits, stabilisation administrative, évaluation sociale et psychologique.
- Utiliser les pouvoirs du maire pour réquisitionner les logements vacants pour les situations d’urgence et favoriser l’implantation de logements d’insertion (familles, femmes, jeunes majeurs sorti·es de l’ASE).
C. Solidarités internationales :
- Proposer au conseil municipal de voter une motion condamnant le génocide à Gaza et la colonisation en Cisjordanie (Palestine) par l’État d’Israël.
- Développer des jumelages avec des communes de peuples opprimés ou en lutte afin d’affirmer notre soutien et de construire du lien entre nos habitant.es (Kurdistan, Congo, Soudan, Palestine, Ouïghours…).
- S’engager dans des actions de plaidoyer et de solidarité internationale.
- Développer les dispositifs d’accompagnement des personnes fuyant leur pays.
5. Pour une ville accessible
La ville doit être pleinement accessible aux personnes porteuses de handicap : déplacements, usages des services publics, scolarité, culture, sport, numérique, emploi. Nous mettrons en œuvre une politique ambitieuse et inclusive en concertation avec les personnes concernées.
- Lancer dès la première année du mandat un plan pluriannuel de mise en accessibilité des espaces publics, pour atteindre l’objectif “zéro lieu public inaccessible” (bâtiments municipaux, trottoirs, parcs, commerces).
- Parfaire la formation des agent·es en contact avec le public à l’accueil des personnes en situation de handicap, y compris invisible.
- Financer l’achat de matériel adapté dans les écoles (mobilier, outils pédagogiques, matériel numérique, équipements sensoriels) pour accueillir les enfants en situation de handicap dans les meilleures conditions.
- Soutenir des bourses pour l’achat matériel médical (fauteuils, aides techniques, aides à la communication) et des ateliers de réparation coopératifs, pour limiter le reste à charge.
- Veiller à respecter les obligations légales de la commune en matière d’emploi quel que soit le niveau de responsabilité, avec un plan de recrutement et d’adaptation des postes aux personnes en situation de handicap.
- Développer l’usage du Facile à lire et à comprendre (FALC) sur le site et dans les documents administratifs
- Développer l’offre culturelle de la médiathèque par l’acquisition d’ouvrages en Facile à Lire et à Comprendre (FALC)
- Développer les concertations avec les associations de personnes en situation de handicap dans les projets d’aménagement
- Organiser des permanences d’accueil dans les médiathèques pour les enfants à besoins spécifiques, ou avoir du personnel qualifié pour aider les familles avec leurs enfants à besoins spécifiques lors de leur passage à la médiathèque.
6. La santé : une municipalité à votre chevet
La santé est un droit fondamental mais non garanti sur notre territoire. Notre réponse repose sur la création d’une maison médicale municipale et non d’un énième centre de soins privé.
- Créer une maison médicale municipale comprenant des médecins généralistes et spécialistes salarié·es sans dépassements d’honoraires.
- Attirer le personnel médical en proposant des loyers professionnels modérés et stables, avec des charges maîtrisées et un secrétariat mutualisé.
- Mobiliser la maison médicale municipale sur des missions de prévention : addictions, violences intrafamiliales…
- Y inclure un guichet unique de santé physique et mentale afin de traiter les différentes situations et orienter le public concerné vers les dispositifs adaptés. Proposer un accueil physique, téléphonique et numérique.
- S’assurer d’une prise en compte des enjeux de santé spécifiques aux femmes comme l’endométriose, avec l’aide de médecins et sages‑femmes formé·es.
- S’appuyer sur la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé Melun Val de Seine pour répartir les gardes et soins non programmés.
- Financer un poste d’infirmier·e coordonnateur·rice auprès de la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé, afin d’augmenter le temps médical consacré aux Melunais·es.
III) Mettre l’économie au service de la société
Notre ville a besoin d’un modèle économique clair répondant à ses difficultés structurelles : la pauvreté, le chômage, le manque de pouvoir d’achat et la difficulté des petits commerces. Pour y parvenir, nous devons prévenir le décrochage scolaire en proposant un accompagnement culturel et sportif de la jeunesse afin de donner à chacun·e les mêmes chances de réussir. Mais, cela nécessite aussi de développer d’une part les formations à destination des demandeuses et demandeurs d’emploi, et d’autre part le dispositif « territoire zéro chômeur de longue durée ». Parallèlement, l’isolation thermique, le développement de l’énergie solaire et l’encadrement des loyers permettront de réduire les factures de chacun·e et d’accroître le pouvoir d’achat. Enfin, la politique de préemption des locaux commerciaux ainsi que la création d’une monnaie locale nous permettront de diversifier les commerces locaux.
1. Lutter contre le chômage
Face au chômage, nous défendons l’idée d’une ville tremplin vers l’autonomie. Nous renforcerons les liens entre écoles, formation et entreprises, identifierons les métiers les plus à même de recruter pour contribuer au développement de l’offre de formation, et soutiendrons la jeunesse dans son parcours vers l’emploi.
Prévenir le chômage en favorisant la réussite scolaire
- Soutenir davantage les associations sportives, culturelles et d’entraide afin de favoriser l’épanouissement et les liens sociaux des plus jeunes et des adolescent·es.
- Renforcer les dispositifs d’apprentissage de la langue française à destination des allophones.
- Financer partiellement le permis de conduire et/ou l’apprentissage du bon usage du vélo/ de la trottinette électrique des jeunes engagés dans les associations.
- Soutenir financièrement les associations d’aide aux devoirs.
Accompagner l’accès à l’emploi
- Mettre en œuvre le dispositif “territoires zéro chômeur de longue durée”.
- Identifier les formations existantes et manquantes ainsi que les métiers en tension à Melun et dans l’agglomération afin de développer une offre ajustée aux besoins, en recourant aux aides régionales (soin, bâtiment, petite enfance, numérique).
- Proposer des lieux de formation dans les équipements municipaux en journée.
- Créer un guichet local de formation/emploi (physique et mobile) afin de diagnostiquer les compétences, d’orienter vers la formation adaptée en organisant un suivi.
- Évaluation annuelle de la politique de l’emploi local par les services et l’ensemble du conseil municipal.
2. Développer l’activité économique locale
Dynamiser l’économie locale en plaçant les habitant·es au cœur des choix : soutenir les commerces de proximité, l’économie sociale et solidaire, les tiers-lieux et les entreprises durables pour une ville vivante et solidaire.
- Développer l’économie sociale et solidaire : réemploi, recyclage, cafés associatifs.
- Favoriser l’émergence de l’économie circulaire
- Soutenir le commerce de proximité et l’artisanat (réparation,circuits courts, magasins coopératifs), les filières numériques.
- Ouvrir en fonction des besoins des espaces de coworking gratuits dans les espaces Saint-Jean et à Jean XXIII en journée.
- Faciliter l’installation d’entreprises du secteur tertiaire.
- Accompagner les initiatives de création de tiers-lieux associatifs.
3. Création d’une monnaie locale :
Les habitant·es pourront échanger leurs euros contre une monnaie locale utilisable dans les associations et commerces partenaires ainsi que les équipements municipaux comme le cinéma ou la piscine . Ce dispositif encourage la consommation de proximité et contribue à préserver le pouvoir d’achat sur le territoire, plutôt que de le voir partir vers les grandes zones commerciales ou l’e-commerce. De ce fait, chaque euro converti compte double.
- Déploiement de monnaie locale par la ville par divers moyens : dispositif d’engagement citoyen, une partie des subventions aux associations, indemnité des élu-es, etc.
- Partager sa gouvernance avec les commerçant·es, les associations, les habitant·es et la ville via une association ou une SCIC.
- Accepter le paiement de toutes les taxes et services publics en monnaie locale.
- Proposer un service de collecte et livraison municipale à destination des commerçant·es et des consommateurs, avec un site internet dédié où l’on pourra payer avec cette monnaie.
4. Soutenir les commerces locaux :
Pour faire face à l’érosion des commerces de ville, nous choisissons de reprendre la maîtrise foncière des locaux et d’accompagner les commerçant·es dans leurs projets. Accompagné d’un renfort des mobilités dans la ville et d’une monnaie locale, nous portons un projet d’enracinement économique.
- Créer un parc commercial public par l’intermédiaire de la société publique locale (SPL), afin d’acquérir des locaux commerciaux, de les rénover, et de les mettre en location avec un loyer modéré. Les exclure de la revente au privé.
- Améliorer le guichet commerce : les commerçant·es seront accompagnés dans la formation, le financement de leur activité et leur installation (accompagnement juridique et administratif du bail)
- Conditionner les aides publiques (rénovation, installation, façade) au niveau du loyer et à la durée du bail.
- Maintenir la taxe sur les locaux vacants.
- Agir sur la mobilité dans la ville : développer deux parkings relais aux entrées de ville et développer un service de navettes efficaces pour décongestionner la ville du flux automobile.
5. Investissement public comme moteur de développement
En investissant dans l’économie locale et la transition énergétique, la commune développe la création d’emplois, réduit le chômage et les dépenses, améliore le pouvoir d’achat et optimise ses coûts, tout en soutenant l’inclusion sociale et environnementale.
- Insérer des clauses d’insertion sociale et environnementale dans les marchés publics afin de créer de l’emploi local.
- Créer une maison municipale de l’économie et de l’emploi (orientation, aides, locaux partagés) soutenant les entreprises de l’économie sociale et solidaire et les coopératives.
- Construire un plan énergétique des bâtiments municipaux : sobriété des usages, renforcement de l’isolation thermique, désengagement des énergies fossiles pour mobiliser la géothermie et des pompes à chaleur
- Développer un parc municipal de panneaux photovoltaïques sur les toitures et parking, afin de proposer une énergie verte et plus accessible aux habitant·es
- Développer un accompagnement municipal à la rénovation thermique et à l’installation photovoltaïque pour les particuliers (conseil, aide aux subventions).
6. Joindre bifurcation écologique et emploi
Nous agirons face à la crise du pouvoir d’achat et à l’urgence climatique. La rénovation thermique et le développement des énergies propres permettront de limiter la pression financière de l’habitat sur le budget des ménages et de bâtir une ville énergétiquement sobre et résiliente.
- Consolider la direction du logement et de l’urbanisme afin d’étendre l’action du permis de louer et de limiter les locations à court terme.
- Mettre en œuvre et respecter l’encadrement des loyers pour diminuer la charge financière du logement qui pèse sur le budget des familles.
- Créer un Organisme Foncier Solidaire (OFS) non lucratif comprenant des clauses anti-spéculatives, dans le but d’acquérir des terrains en séparant la propriété du foncier des habitats construits dessus.
- Soutenir administrativement et financièrement la rénovation et l’auto-rénovation thermique des logements.
- Accélérer le développement de l’éclairage urbain à détecteurs de mouvement et à intensité variable.
IV) Bifurcation écologique : préparer la ville au choc climatique
La bifurcation écologique incarne un tournant décisif pour notre ville face aux alertes climatiques : inondations de la Seine et de l’Almont, canicules urbaines, pollutions persistantes de l’air et de l’eau, perte de biodiversité, artificialisation des sols. Pour faire face à la dette écologique héritée d’une gestion au service des promoteur·ices et des multinationales, nous instaurerons une planification écologique communale, participative et guidée par la règle verte. Ne pas prélever à la nature plus que ce qu’elle peut reconstituer, c’est garantir un bien-vivre accessible à toutes et tous et reprendre le contrôle des communs, et enfin envisager la ville comme un espace en harmonie dans son environnement.
1. L’alimentation
- Construire une cuisine centrale municipale pour fournir la restauration collective.
- Recourir à la coopérative bio d’Île-de-France pour approvisionner la cuisine en régie municipale que nous mettrons en place.
- Lutter contre le gaspillage alimentaire par la collecte des invendus et leur redistribution à des associations ou ressourceries alimentaires.
- Développer l’agriculture bio et locale sur les terres de la ferme de Montaigu.
2. Lutter contre l’obsolescence programmée
- Soutenir le développement des ateliers de remise en état du matériel divers (vêtements, vélo, petits électroménager, outils…).
- Favoriser l’implantation de ressourceries, recycleries ou friperies solidaires.
- En discussion avec le SMITOM, remettre en place le ramassage des encombrants.
3. Lutter contre la pollution
- Ajouter des clauses environnementales à chaque achat municipal ou intercommunal.
- Analyser régulièrement la présence des PFAS et autres polluants sur le territoire et informer les habitant.e.s des résultats.
- Réduire la place des poids lourds en développant la logistique du dernier kilomètre.
- Mettre en place des ateliers participatifs avec les habitant·es, associations et collectifs pour mobiliser l’ensemble de la ville sur l’enjeu de la pollution atmosphérique et les problématiques de circulation.
- Envisager à l’échelle de l’agglomération un plan de décontamination des PFAS.
- Encourager l’utilisation de produits d’entretien respectueux de l’environnement et faits maison, afin d’éviter les pollutions chroniques : distribution de kits, organisation d’ateliers.
- Évaluer la possibilité d’implanter des parkings relais au nord et au sud de la ville avec des liaisons par navettes municipales
- Agir pour que les écoles soient protégées de la pollution routière : mise en place des “rues aux écoles”, c’est-à-dire des rues sans flux motorisé aux horaires d’entrée et sorties d’école.
4. Urbanisme et Mobilités
- Développer et harmoniser le réseau de pistes cyclables en suivant le schéma directeur des liaisons douces de l’agglomération Melun Val de Seine, en concertation avec les associations et usager·ères pour une meilleure appropriation.
- Créer un axe cyclable nord-sud avec des pistes bidirectionnelles sur les principaux franchissements, et un axe est-ouest rive droite qui sécurise les traversées sensibles comme celle de l’Almont et du quai Pasteur.
- Finaliser la liaison cyclable entre le quai Maréchal Joffre et le quai Hyppolite Rossignol, rendre accessible la plaine des sports, et achever la traversée de Melun rive sud.
- Encourager l’usage du vélo en soutenant l’organisation de bourses aux vélos et d’ateliers de réparation participatifs.
- Mettre en place dès que possible des “rues aux écoles” (sans flux motorisé en journée ou aux horaires clés) et sécuriser le quartier des écoles autour de la rue du Général de Gaulle pour favoriser les déplacements piétons et vélos des enfants.
- Rendre piétonnier le centre-ville et les quais un week-end par mois pour revitaliser ces espaces.
5. Nature & cadre de vie
- Assurer un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public, avec un objectif d’occupation végétale du sol en zone dense.
- Veiller à ce que les commerces respectent l’extinction nocturne de leurs éclairages.
- Mettre en œuvre la règle verte en veillant à ne pas exploiter les ressources naturelles davantage que ce qu’elles peuvent être renouvelées, par la mise en place d’une vraie comptabilité écologique ( Prise en compte de l’empreinte carbone, des impacts sur la biodiversité, …)
- Renforcer les continuités des trames écologiques pour favoriser la biodiversité.
- Désimperméabiliser les cours d’écoles et parkings.
- Privilégier le bois-terre-paille dans les constructions de bâtiments municipaux.
- Interdire la publicité extérieure commerciale pour lutter contre la pollution visuelle et lumineuse.
- Revaloriser les berges de Seine et l’Île Saint-Etienne en y proposant des activités de plein air, des aires de jeux éco-responsables et une guinguette populaire.
6. Anticiper les conséquences du réchauffement climatique
- Actualiser le plan de prévention des risques (vulnérabilités climatiques des réseaux critiques, infrastructures, populations, forêts), en impliquant les groupes régionaux d’évaluation climatique et les partenaires extérieurs (Agglomération Melun Val de Seine, Voies Navigables de France, IDF nature, Parc Naturel Régional du Gâtinais).
- Former à grande échelle la population aux premiers secours.
- Constituer une réserve citoyenne de protection civile avec missions de proximité en lien avec des associations.
- Développer des îlots de fraîcheur par la désimperméabilisation et la plantation de végétaux.
- Travailler sur la trame bleue à l’échelle de l’agglomération, pour limiter les inondations : renaturation des cours d’eau, élargissement des zones d’expansion des crues, soutien à la plantation de haies.
- Développer les possibilités d’accueil de la population en cas d’inondation ou de canicule.
V) Faire société
Parce que la culture est un droit et non un privilège, nous la placerons au cœur de la politique municipale. Indépendamment des moyens financiers, chacun·e doit pouvoir s’épanouir par un accès facilité à l’art et à la création. C’est pourquoi nous comptons rentabiliser les locaux disponibles (par une extension des horaires et une mise à disposition aux associations), afin de diversifier l’offre culturelle à moindre coût.
Nous défendrons la vision d’une culture vectrice de lien social, véritable outil pour créer des espaces où les générations se côtoient et où les cultures du monde s’enrichissent mutuellement. Pour permettre aux habitant·es de devenir actrices et acteurs de la culture, nous mettrons en valeur les associations culturelles, les artistes locaux, et promouvrons toutes les cultures, y compris populaires, à l’inverse de la politique en place, qui privilégie la “culture légitime”.
Nous envisageons ainsi Melun comme un territoire où chaque habitant·e, indépendamment de son âge, de ses moyens financiers, de ses origines, de son genre, puisse participer et s’épanouir pleinement dans la vie collective.
Ce futur pour Melun repose sur trois principes :
- une démocratie participative où les associations ne sont plus considérées comme de simples prestataires de services, mais comme des actrices légitimes auxquelles la municipalité apporte son soutien pour co-construire les politiques culturelles ou sportives
- une égalité d’accès à la culture, en tant que droit inaliénable, pour rompre avec le modèle actuel qui promeut avant tout une culture par et pour les plus aisé·es. Toutes les cultures doivent être traitées avec équité et s’enrichir les unes des autres.
- la culture et le sport comme outils d’intégration sociale, pour permettre des espaces où les générations se côtoient, où chacun·e trouve sa place dans le collectif.
C’est dans cette dynamique de solidarité, de partage, de co-responsabilité dans le développement de la vie associative et sportive, que nous envisageons la transformation de Melun en un véritable espace de lien social.
Jeunesse
- Encourager l’engagement des jeunes de moins de 25 ans :
- Créer une charte d’engagement volontaire associatif pour répondre à des besoins d’intérêt général en échange de monnaie locale.
- Financer partiellement l’achat de vélo ou l’obtention du permis de conduire pour les jeunes qui s’engagent dans les associations.
- Communiquer sur les aides au vélo et au permis de conduire existantes (aides régionales, missions locales, permis à 1€/jour)
- Développer des logements étudiants gérés par le CROUS.
- Développer de nouvelles filières d’études supérieures (discussion avec les universités).
- Augmenter les moyens des centres de jeunesse
Seniors : créateur·ices de liens
Nous lutterons contre l’isolement des seniors en développant les services essentiels au maintien à domicile, via des lieux de vie partagés et un intergénérationnel renforcé.
- Favoriser la participation des seniors à la culture, au sport et aux événements municipaux.
- Mettre en place un plan anti-isolement : visites à domicile, appels de convivialité, voisinage solidaire.
- Valoriser leur engagement associatif (soutien scolaire, animation d’événements, visites en écoles, centres de loisirs, crèches, jardins partagés) grâce à un “passeport engagement seniors”.
- Créer une troisième résidence seniors publique, incluant des logements étudiants à loyers modérés, avec entraide et animations réciproques.
- Augmenter et sécuriser le financement des associations accompagnant les seniors.
- Développer un “service d’aide aux aidant·es” au Centre Communal d’Action Sociale.
- Créer des liens entre les séniors et les plus jeunes via un lieu partagé. (https://www.paris.fr/pages/un-nouveau-centre-d-accueil-intergenerationnel-au-c-ur-de-paris-5847)
- Créer une conciergerie pour les seniors, et personnes en situation de handicap, afin de les aider et les accompagner dans leur quotidien.
Associations
- Mise en place d’un conseil de la vie associative local (office associatif du sport populaire et de la culture) comme lieu d’exercice de la démocratie pour les acteurs locaux, pour développer une dynamique inter-associative.
- Sécuriser les financements municipaux et communiquer les rapports annuels des associations au public pour rendre transparentes les décisions de subventions de la mairie.
Sport
- Soutenir la pratique sportive féminine et mixte en engageant une réflexion sur le type d’équipement sportif à construire et en élaborant, avec les associations sportives locales, une charte de lutte contre les discriminations dans le sport.
- Favoriser l’accès aux personnes en situation de handicap aux différentes activités et infrastructures sportives.
- Faire la rénovation énergétique du gymnase Lespiat.
- Créer un “pass-sport” pour le public défavorisé et accès à la piscine sur quotient familial
- Accentuer la lutte contre les discriminations dans la charte d’engagement républicaine et la généraliser à l’ensemble des associations.
- Créer des équipements sportifs adaptés à tous·tes dans les parcs municipaux
- Créer une course solidaire annuelle reversant les bénéfices pour la solidarité internationale à un organisme à but non lucratif.
VI) Politique culturelle
Depuis si longtemps, la ville de Melun souffre d’une image négative souvent injuste, perçue comme une ville morne ou en perte de vitalité. Pourtant, son patrimoine de plus de 2000 ans, ses équipements culturels (certes à étoffer) et la richesse culturelle de ses habitant·es recèlent un potentiel considérable. Ce potentiel est déjà là, il se construit à travers des expériences inventives, des initiatives désintéressées, l’envie de susciter des liens et des émotions partagées. Il ne tient qu’à nous de donner de la force à ces initiatives, et de le faire de façon volontaire, en donnant à chacun.e les moyens d’exprimer son talent, toutes générations et cultures confondues.
Notre ambition est de bâtir une politique culturelle structurée, ambitieuse et inclusive, faisant de la culture un moteur de transformation, de cohésion sociale et de rayonnement pour la ville. Cette politique doit combiner l’initiative des habitant·es et l’impulsion politique de la ville. Tous les ingrédients sont, en fait, déjà réunis : des équipements sont disponibles, parmi lesquels un nouveau cinéma en centre-ville. Ce dernier, qui a coûté le double de ce qui avait été prévu initialement, doit être utilisé à fond. C’est un défi, car la fréquentation des salles obscures est déclinante. Sans imagination, gérant passivement les « affaires culturelles », la majorité sortante n’a pas pensé son usage de façon conséquente. L’exemple des Variétés est symptomatique d’un laissez-aller. Nous mettrons l’imagination culturelle au pouvoir.
Cette stratégie repose sur trois principes :
- Ancrage territorial : valoriser les talents locaux, les associations et les ressources existantes.
- Égalité et diversité : promouvoir toutes les formes d’art et garantir l’accès à la culture pour toutes et tous.
- Dialogue et invention collective : créer des passerelles entre arts populaires et savants, entre tradition et modernité.
1. Favoriser l’accès à la culture pour tous
- Maintenir un tarif municipal spécifique pour les personnes précaires sur toutes les activités culturelles.
- Financer les tarifs sociaux proposés par les associations via des remboursements en monnaie locale.
- Mettre à profit les dispositifs et subventions institutionnelles disponibles pour soutenir la création et l’éducation artistique, notamment dans les écoles.
- Créer des relais culturels dans les centres sociaux afin d’identifier et valoriser les talents locaux.
- Encourager les arts urbains (musique, graffiti, danse, performances) et leur donner une place dans l’espace public.
2. Dynamiser la vie culturelle dans les quartiers
- Organiser des événements locaux participatifs en impliquant écoles, associations et habitant·es.
- Créer une scène ouverte mensuelle multi-art, appuyée sur des bénévoles et ouverte aux jeunes créateur·ices.
- Réinitier un carnaval municipal participatif, associant tous les quartiers de la ville.
- Faciliter l’accès des associations aux équipements municipaux (écoles, gymnases…) en dehors des horaires administratifs, sous contrat de confiance avec la mairie.
- Faire appel à des artistes pour les événements municipaux (fêtes de quartier, illuminations, projets d’aménagement, résidence artistique dans les écoles).
3. Équipements culturels
Conservatoire
- Favoriser l’accès à certaines salles et au studio d’enregistrement pour les habitant·es et musicien·s locaux.
- Diversifier les pratiques artistiques, en créant des passerelles entre musique classique et musiques urbaines.
- Favoriser les initiatives hors les murs, notamment dans les écoles et les espaces publics.
- Impliquer le conservatoire dans la programmation culturelle globale de la ville.
Médiathèque de l’Astrolabe
- Élargir les horaires d’ouverture, notamment en soirée, grâce à des contrats étudiants.
- Multiplier les événements dans la salle de conférence : lectures, débats, projections, festivals, ateliers numériques ou scientifiques.
- Redonner au personnel un véritable pouvoir d’initiative dans l’organisation d’animations ou de festivals en lien avec le tissu associatif.
- Soutenir l’éducation critique au numérique et les activités culturelles à dimension scientifique (par exemple par l’organisation d’un festival d’astronomie populaire).
- Remobiliser ponctuellement l’Astrocafé pour créer un lieu de convivialité et d’autofinancement.
Espace Saint-Jean
- Faire de l’Espace Saint-Jean le centre de gravité des initiatives culturelles mêlant pratiques amateures et professionnelles.
- Développer des rencontres inter-quartiers, favorisant l’engagement artistique des jeunes.
- Ouvrir l’espace à des ateliers partagés, résidences d’artistes et activités collaboratives (musique, théâtre, arts plastiques).
Centres sociaux : des relais de la vie culturelle locale
- Encourager les échanges entre les centres sociaux et les services culturels de la ville afin de créer des passerelles entre les habitant·es, les associations et les services culturels de la ville.
- Identifier et valoriser les talents locaux (musicien·nes, écrivain·nes, peintres, artisans, vidéastes…) afin de les accompagner au mieux.
- Utiliser ces relais pour diffuser l’information culturelle, recueillir les attentes des habitant·es et favoriser leur participation à la programmation municipale.
- Organiser, en lien avec les services culturels, des ateliers participatifs, expositions de quartier ou résidences d’artistes de proximité.
- Soutenir la formation culturelle et citoyenne dans ces espaces : éducation artistique, culture numérique, débats publics, projections et cafés culturels.
- Faire des centres sociaux des lieux d’inclusion intergénérationnelle, en y développant des projets solidaires entre élèves, seniors et familles autour de la culture et des arts.
L’Escale
- Ouvrir la programmation à des formes culturelles plus variées, entre arts émergents, musique indépendante et spectacles alternatifs.
- Créer une structure mobile modulable pour adapter la salle à des formats plus intimistes.
- Renforcer la visibilité de la salle dans le réseau régional en accueillant des festivals ou coproductions locales.
La ferme de Montaigu
- Réhabiliter ce site patrimonial en un centre culturel et socio-éducatif (salles d’exposition, ateliers, jardins pédagogiques, marchés culturels, plein air).
- En faire un pont entre mémoire et création, reliant le centre historique et les quartiers nord.
- Accueillir des résidences, ateliers intergénérationnels et projets autour de la transition écologique.
4. Éducation artistique et culturelle
- Intégrer davantage d’artistes dans la vie scolaire, à travers des projets pédagogiques, résidences et ateliers.
- Soutenir les projets artistiques portés par les enseignant·es et les associations.
- Favoriser la rencontre des pratiques artistiques et citoyennes : projets communs entre écoles, conservatoire, et structures culturelles municipales.
5. Rayonnement culturel
- Développer des festivals thématiques (musiques urbaines, arts visuels, patrimoine, égalité femmes-hommes dans la culture).
- Initier un festival cinématographique d’envergure nationale au cinéma Les Variétés, dont le thème sera pensé avec les usager·ères.
- Mettre en place une communication commune entre sites culturels pour rendre l’offre plus lisible.
- Créer un label “Culture à Melun” valorisant les initiatives locales et leur diffusion au-delà du territoire.
VII) Au-delà de Melun : l’agglomération Melun Val-de-Seine
La Communauté d’Agglomération Melun Val-de-Seine (CAMVS) regroupe près de 140 000 habitant·es sur 20 communes, et se trouve aujourd’hui à un carrefour critique entre le territoire du Grand Paris urbain et celui des territoires ruraux de Seine-et-Marne. Cette place très particulière la soumet donc à des enjeux et intérêts contradictoires, entre urbanisation et conservation de son ouverture sur le monde rural.
De plus, les décennies de politiques libérales menées à l’échelle de l’Agglomération au détriment de notre territoire la mènent à devoir affronter de nombreux défis : spéculation immobilière galopante, services publics qui disparaissent, chômage persistant, bétonisation des sols, inégalités sociales croissantes. Le constat est sans appel : plutôt que de freiner ces tendances délétères, la CAMVS les encourage, malgré les discours consensuels et les « projets de territoire » restés lettre morte. On paie fort leur coût politique de cette logique de regroupement, qui accélère la dépossession démocratique et la mise à distance des exécutifs municipaux. Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), qui montent en puissance depuis l’instauration de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe, 2015), sont devenus des monstres technocratiques, sous couvert de mutualisation et de rationalisation des collectivités locales. À la CAMVS comme ailleurs, ils ont approfondi une vision purement gestionnaire à coup d’acronymes ésotériques et de surenchère administrative, tirée par le diktat de l’attractivité économique et le marketing territorial. Cette vision se veut « apolitique », mais c’est tout le contraire : elle livre la démocratie locale aux intérêts privés et entretient la déconnexion entre les habitant·es et les élu·es.
Il est urgent d’agir contre la captation de l’intérêt général par des intérêts privés. Notre milieu de vie collective n’est pas à vendre, il faut donner les moyens de le réapproprier, non plus par une « gouvernance » abstraite, mais d’une gouvernement de l’agglomération par et pour le peuple. Comme à l’échelle de la ville, le programme que nous mettrons en œuvre à l’Agglomération repose sur la révolution citoyenne, la planification écologique et l’entraide populaire. Nous le défendrons, dans l’exécutif communautaire, aux côtés de toutes les forces progressistes qui ont pour seule boussole l’intérêt général.
Révolution citoyenne :
Le premier acte politique consiste à rendre le pouvoir au peuple. Les structures intercommunales actuelles échappent largement au contrôle démocratique : les conseils d’agglomération ne sont pas filmés, les différentes commissions sont d’une grande opacité, et les décisions prises sont rarement communiquées aux habitant·es. L’agglomération doit devenir le théâtre d’une expérience radicale de souveraineté populaire, et nous comptons bien y changer les règles en nous associant avec les autres forces de gauche élues à l’agglomération.
- Mettre en œuvre le référendum d’initiative citoyenne (RIC) : dès qu’une pétition réunit 10 % des habitant·es de la CAMVS, un référendum contraignant doit être organisé. Cette mesure redonne au peuple le contrôle sur les décisions qui impactent son quotidien.
- Permettre les votations citoyennes : les grands sujets communautaires (aménagements urbains, expansion de l’aéroport Paris-Villaroche, politique de transports, renouvellement urbain, tarifications des services publics) doivent être soumis au vote consultatif des habitant·es avec engagement de respecter le résultat.
- Filmer et rendre publics les conseils communautaires.
Résilience du territoire
Notre second acte sera un audit immédiat et le développement d’un plan de retour en régie pour nos différents services publics : eau et assainissement, gestion des déchets, restauration scolaire et collective.
- Développer une véritable ressourcerie pour un réemploi solidaire.
- Fixer un objectif zéro déchet, en priorisant le réemploi, le recyclage, le compostage.
- Élargir le programme de cuisine municipale melunaise à l’ensemble de l’agglomération, avec un objectif de repas 100% bios et locaux.
- Organiser le retour en régie publique pour l’eau et l’assainissement, avec une tarification progressive en fonction de la consommation.
- Développer une commission intercommunale d’appui à la paysannerie. Des acquisitions foncières permettront la renaturation des parcelles et la mise à disposition de terre à des agriculteur·ices pratiquant l’agriculture biologique.
Enfin, l’agglomération Melun Val de Seine étant exposée aux crues de la Seine et à des îlots de chaleur urbains, nous agirons rapidement pour transformer et préparer notre territoire à affronter la crise climatique.
- Réaliser un état des lieux écologique territorial avec un diagnostic participatif : émissions GES, de la biodiversité, de l’artificialisation des terres.
- Donner les moyens de porter les différents diagnostics et de les porter à l’agglomération.
- Développer des ateliers thématiques pour identifier les priorités locales et proposer des formations/activités de sensibilisation auprès du public et dans les écoles.
- Adapter le territoire avec des projets concrets :
- plan de végétalisation dans les quartiers les plus exposés.
- Renaturation des zones imperméabilisées pour réduire les inondations.
- Aménagements sur la trame bleue à l’échelle de l’agglomération, pour limiter les inondations : renaturation des cours d’eau, extension des zones d’extension, soutien à la plantation de haies dans les zones agricoles.
- Établissement de zones de refuge ouvertes au public lors des pics de chaleur.
Mobilités
- Soutien à l’achat de vélos
- Renforcer la visibilité de Melivélo
- Organiser la confrontation politique pour pouvoir mettre en place un outil adapté au décongestionnement de l’avenue Thiers du trafic de transit : zone à trafic limité.

