Melun en marche ? Non, pas vraiment, et c’est navrant

Dans un article paru dans les colonnes du Monde le 12 septembre , les données d’une enquête conditions de la marche dans de petites et grandes communes françaises. On y apprend qu’« Au top des grandes villes (200 000 habitants et plus), les mieux notées, se retrouvent comme lors de la première édition Rennes, Strasbourg puis Nantes, classées C (plutôt favorable). Paris est coté E (plutôt défavorable). Dans les petites communes (moins de 5 000 habitants), c’est Chavagne (Ille-et-Vilaine) qui remporte la palme de la ville où il fait bon marcher avec une cotation B (favorable), devant Cormicy (Marne) et Vauhallan (Essonne), ces deux dernières étant absentes du palmarès initial. » Les marges de progrès sont grandes dans certaines villes, où les piétons doivent subir les aménagements défaillants et peu sûrs. L’enjeu n’est pas anecdotique, comme l’explique la journaliste Sandrine Cabut : « Activité facile, et non coûteuse, la marche est un trésor de bienfaits dont tout le monde devrait pouvoir bénéficier en toute sécurité. » On prêche des convaincus.

Mais alors, où en est Melun ? Eh bien, figurez-vous que la ville est très mal classée dans ce Baromètre des villes et villages marchables. Les notes sont médiocres. Le rang de notation est « F », au plus bas. Quiconque y réside ne sera pas surpris. C’est intenable et on a eu l’occasion de le dénoncer encore récemment dans La République de Seine-et-Marne. La voierie a été configurée de longue date pour le trafic automobile. On y roule à fond, sur des autoroutes urbaines, enfin un peu moins à fond avec les premiers chantiers liés au Tzen 2 (euphémisme). Pour les piétons, c’est l’enfer de marcher sur des trottoirs mal conçus, délabrés, souvent en concurrence avec les cyclistes ou les usagers de trottinette qui n’ont d’autre option qu’éviter une chaussée pas adaptée. La situation est encore plus scandaleusement pénible et périlleuse pour les personnes en situation de handicap moteur. Bref, les déplacements sont empêchés, difficiles, quand ailleurs les investissements sont massifs pour rendre la ville marchable. C’est tout de même ironique que les « gestionnaires » de feu La République En Marche qui président aux destinées de la ville ne soient pas capables de surmonter cet état de fait, connu depuis tellement longtemps.

Arnaud Saint-Martin

Image en bandeau : crédits La Rep.

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